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BioDes Chiffres et des Lettres 

J’étais ce qu’on appelle un matheux, j’aimais les chiffres, les problèmes insolubles.

Ça, c’était ma première nature qui m’a conduit à passer un Bac scientifique, faire deux ans de classe prépa, devenir ingénieur.

Mais depuis très longtemps j’avais une autre passion : les images, le cinéma et les acteurs.

À la sortie de mon école d’ingénieur, après cinq ans d’études, il a fallu que je me débrouille avec ces deux natures a priori incompatibles pour en faire quelque chose. Alors j’ai obtenu une bourse pour partir aux États-Unis, à New York, au sein de la Film School de NYU, où je me suis intéressé aux nouvelles images de synthèse.

Rentré en France, j’ai été engagé par une équipe d’ingénieurs qui travaillait sur des programmes interactifs, c’était le début du multimédia, ils avaient besoin de gens pour leur fabriquer du contenu. C’est ainsi que peu à peu j’ai lâché les maths pour les images.

Assez vite, je suis devenu réalisateur et scénariste indépendant pour des films documentaires mais aussi des films commerciaux, en particulier pour l’industrie du luxe.

Parallèlement à cette activité, j’ai créé avec un ami une société de courts métrages, Gibraltar Films, où j’ai produit quelques courts-métrages et en ai moi-même réalisé deux.

Puis tout s’est enchaîné.

Tout en continuant à faire des films, j’ai été sollicité par des amis comédiens ou chorégraphes pour leur écrire des textes de théâtre ou les monter moi-même.

Finalement, et assez logiquement, je me suis lancé il y a 11 ans dans l’écriture de mon premier roman qui a été publié un an plus tard aux éditions Leo Scheer. Puis est venu Le Bonheur National Brut en 2014, un bon succès critique et commercial, qui a été le premier d’une série de quatre romans avec Albin Michel.

Mon amour de l’écriture vient en premier lieu de ma passion pour les images et le cinéma. D’ailleurs, j’écris mes livres comme je tournerais des films. Je suis très visuel dans mon approche. Pour moi, une histoire c’est aussi un mystère, il faut parfois aborder la construction d’un récit comme une équation que l’on doit résoudre.

La boucle est bouclée.